Confinement

Homélie du 20 mars 2020

Aujourd’hui, nous méditons le mystère de la Croix en demandant au Seigneur la fin de cette épidémie. Nous lui confions les patients et le personnel de santé, ainsi que tous ceux qui vivent mal le confinement, soit à cause de tensions familiales, soit à cause de leur grande solitude. Nous jeûnerons à ces intentions ce soir.

Notre communauté se réunira à 19h30 pour méditer le chemin de Croix comme nous le faisons chaque vendredi soir de carême. Le texte proposé par le P. Grandpierre sera disponible sur ce site dans l’après-midi.

Bonne journée à tous ! Courage !



L’ascèse de pauvreté : s’exercer au plaisir de Sa Grâce.
(P. David Vaimbois)

« Revenez au Seigneur en lui présentant ces paroles : "Enlève toutes les fautes, et accepte ce qui est bon. Au lieu de taureaux, nous t’offrons en sacrifice les paroles de nos lèvres" » (Os 14, 3).


Alors que nous venons de passer la mi-Carême, l’appel du Seigneur retentit à nouveau : « Revenez ! ». Alors que nous venons de passer la mi-Carême, peut-être nous sentons-nous encore bien pauvres, bien misérables, incapables d’offrir au Seigneur des "taureaux" de "sacrifices" (jeûne, prière, aumône), mais uniquement des résolutions réduites en poussière. Alors que nous venons de passer la mi-Carême, nous avons peut-être les yeux tournés vers notre misère, vers nous-mêmes, vers le fond (en espérant bientôt le toucher… toucher le fond), peut-être avons-nous perdu courage...

Mais nous venons de passer la mi-Carême, et l’Église nous fait lever les yeux vers le Seigneur plein de Miséricorde, Elle fait de nous des mendiants. Avec réalisme, mais surtout avec confiance, aujourd’hui, nous demandons une seule chose au Seigneur : « répands ta grâce en nos cœurs ». Une fois encore, l’Église nous fait pratiquer, en ce vendredi, l’ascèse du pauvre : trouver notre joie non pas dans nos succès, notre force, mais dans Sa Grâce qui agit dans nos faiblesses.

Aussi, pour nous aider à aimer notre pauvreté, pour nous encourager à lever les yeux vers Jésus notre Sauveur et Vainqueur, notre Miséricorde, je vous partage un texte qui, je l’espère, va tout changer :

« Il ne peut exister d’ascèse chrétienne, ni d’effort ou d’engagement chrétien, qui ne débouche inexorablement sur la contrition du cœur ; à ce point zéro où la puissance pascale de Jésus prévaudra sur tout, où il fera usage de tous ses pouvoirs et où il fera des merveilles dans l’abaissement et l’humilité de l’ascèse. Des merveilles qui iront bien au-delà des plus généreux efforts. Dans le domaine de l’ascèse, parler d’héroïsme ou de grandes prestations n’a pas de sens : il y a des merveilles, d’authentiques miracles. C’est valable pour toute forme d’ascèse chrétienne : pour le célibat et le jeûne, comme pour l’obéissance et la consécration au service des autres. C’est Dieu qui accomplit tout en nous. Alors, à quoi s’exerce-t-on avec l’ascèse ? Pas à nos propres forces, mais à la grâce de Dieu, au plaisir de sa grâce. L’élément le plus important de l’ascèse est de percevoir quelle est la grâce qui m’est en effet donnée à chaque instant. Si je peux percevoir cette grâce et la toucher, alors je peux m’engager sans plus hésiter : célibat, jeûnes, veilles… La présence de la grâce est le signe que Dieu m’y appelle, et que sa grâce ne me fera jamais défaut. Celui qui vit cela sait désormais qu’il est faible et pécheur, mais il a enfin fini par lever les yeux de sa misère, pour ne plus contempler que la miséricorde de Dieu. La "contrition" de son cœur s’est transformée, petit à petit, en une joie humble et paisible, en amour et en action de grâces. C’est pourquoi, tous les jours un homme nouveau naît de cette ascèse de pauvreté qui est totalement en paix, rempli de joie, de bienveillance, de douceur dans tout son être. Il reste marqué pour toujours par le repentir, mais un repentir plein de joie et d’amour qui fleurit partout et toujours, et qu’il vit sur fond de recherche de Dieu. Cet homme a désormais atteint une paix profonde, parce qu’il a été brisé et reconstruit dans tout son être, par pure grâce » (A. SARACO, La grâce dans la faiblesse. L’expérience spirituelle d’André Louf, EdB, pp 73-75).

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3 commentaires

  • Isabelle Bridet Reply
    20 mars 2020 at 10 h 48

    Merci!
    ça donne envie d’écouter le chant : Mendiez, mendiez l’humilité du cœur.

    https://www.youtube.com/watch?v=YNEJOY-tjp4

  • Didier Reply
    20 mars 2020 at 11 h 27

    Merci à chacun de vous à tour de rôle de nous soutenir spirituellement par vos homélies matinales.
    Nous serons avec vous, quoique chez nous, auprès de Jésus sur le Chemin de Croix ce soir.

    Il semble que certains de vos paroissiens ou amis n’aient pas encore eu le réflexe de regarder le site
    Oratoire Nancy
    Si vous avez des listings d’adresses mails, signalez-le avec ces listings, si vous ne l’avez pas déjà fait. Nous faisons de même pour nos connaissances.

    • Webmaster Reply
      20 mars 2020 at 15 h 04

      Oui, merci de diffuser l’info ! Nous avons juste signalé notre site aux membres des cenacoli.

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