Confinement

Homélie du 26 mars

Le passage de livre de l’Exode que nous entendons en première lecture est un texte magnifique de l’Ancien Testament. Il se situe dans la droite ligne de la vocation spécifique de Moïse que Dieu a appelé à être intermédiaire entre Dieu et son peuple Israël, et également entre Dieu et Pharaon jusqu’à ce que celui-ci laisse partir le peuple de Dieu hors du pays d’Egypte, cette terre de salut (cf. la famine à laquelle Jacob-Israël et sa famille échappent grâce à l’intervention de Joseph qui avait été vendu par ses frères) qui était devenue terre d’esclavage.

Dans ce rôle d’intermédiaire, Moïse est sur la montagne parlant avec Dieu, comme nous le montre l’ensemble du texte. Pendant ce temps, le peuple resté au pied de la montagne, se détourne de Dieu et adore le veau d’or, provoquant ainsi la colère de Dieu : “Je vois que ce peuple est un peuple à la nuque raide. Maintenant, laisse-moi faire ; ma colère va s’enflammer contre eux et je vais les exterminer”. La sentence semble sans appel … et pourtant nous pouvons nous étonner de cette parole que Dieu adresse à Moïse : “laisse-moi faire”. Qui est Moïse en effet, pour qu’il puisse empêcher Dieu d’agir comme le Seigneur l’entend ? Dieu lui-même apporte une réponse : Moïse est aussi grand qu’Abraham puisque Dieu lui fait la même promesse qu’au saint patriarche de la Genèse : « de toi, je ferai une grande nation ». Le Seigneur laisse son serviteur Moïse devenir intercesseur pour le peuple qui a péché. Moïse est ainsi conduit à vivre pleinement son rôle de médiateur.

Abraham, nous le savons, était intervenu pour demander que Sodome ne soit pas détruite et que “le juste ne meurt pas avec le pécher” (cf. Gn 18) : mais dans son hardiesse, Abraham n’avait pas osé aller jusqu’au terme de sa demande, il s’était “arrêté” à dix justes. Ici, Moïse va jusqu’au bout de l’intercession, il ne demande pas à Dieu de renoncer à son châtiment à cause de cinquante, quarante, trente, vingt ou même dix justes qui se trouveraient au milieu du peuple resté au pied de la montagne. Moïse demande miséricorde à Dieu à cause de la promesse que Dieu avait faite à Abraham, Isaac et Israël. “Moïse apaisa le visage du Seigneur son Dieu”, et dans son intercession, il se rend solidaire du peuple pécheur en refusant implicitement “l’offre divine” de faire de lui un peuple nouveau.

En écho à ce passage de l’Exode, nous entendons dans l’Evangile Jésus fait référence à Moïse qui porte un témoignage en sa faveur. La liturgie de la ce jour, nous rappelle que le Christ dans sa communion éternelle au Père, intercède pour l’humanité entière, cette humanité avec laquelle il s’est rendu solidaire jusqu’au bois de la croix, pour par sa mort, nous donner la rémission de nos fautes et la Vie éternelle.

P. Arnaud Mansuy co

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  • nicole galand Reply
    26 mars 2020 at 22 h 40

    merci pour cette homélie ;elle nous montre que le Seigneur est toujours plein de Miséricorde quand on on prend la fin de la lecture: le Seigneur renonça au mal qu’Il avait voulu faire à son peuple ;Moïse intercède pour le peuple choisi et de même Jésus donne Sa vie pour notre salut

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