Confinement

Homélie du Mercredi II Pâques

P. Arnaud Mansuy

« Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique ». Ces quelques mots sont à méditer profondément, et ils pourraient se suffire à eux-même car il ouvre un mystère insondable dont notre coeur devrait n’avoir de cesse d’accueillir la nouveauté et l’inouï.

Le Père, donateur de tout bien, fait don à l’homme sa créature, non d’un présent extérieur, mais il se communique lui-même. Il l’a fait tout au long de l’histoire du salut dans sa sagesse, sa miséricorde, dans sa Loi et dans la révélation de Lui-même, mais au sommet de son dessein bienveillant, Il se donne au monde en son Fils. Dieu aime le monde, Il aime sa création à ce point que le don que fait Dieu, c’est Lui-même en son Fils, son Unique et son Image, pour que l’homme qui accueille ce don dans la foi entre dans le vie de Dieu.

L’alliance que Dieu conclut avec l’homme, en son Fils Jésus, est l’accomplissement de la promesse faite à Jérémie et Ezéchiel d’une alliance nouvelle gravée non sur des tables de pierres, mais sur les coeurs. Le don que Dieu fait en son Fils, fait entrer l’homme dans l’intimité trinitaire. La volonté de Dieu est de se communiquer et que l’homme acceptant d’entrer dans ce don puisse recevoir la vie. Devant ce don, « heureux [d’avoir trouvé en Dieu] son refuge », le coeur de l’homme peut chanter sa reconnaissance avec le psalmiste : « Je bénirai le Seigneur en tout temps, sa louange sans cesse à mes lèvres ».

Le don de Dieu est total, l’amour de Dieu est donné et Dieu ne saurait le reprendre. Devant ce don reste que l’homme peut ne pas vouloir y accéder, ne pas accueillir la vie que le Fils unique communique. Dans ce refus, l’homme devient lui-même la cause de sa condamnation. Le jugement dont parle Jésus à Nicodème c’est le jugement qui est porté dans le coeur de chacun. Ou bien, devant la lumière qui se propose, l’homme se retire, craignant de voir ses oeuvres mises en lumière et dénoncées ; ou bien l’homme « fait la vérité », c’est-à-dire il se dispose à accueillir la parole, et bien à la lumière, dans une foi devenue personnelle et qui l’engage tout entier dans l’amour.

A l’image des apôtres enfermés qui voient l’ange du Seigneur ouvrir les portes de la prison et les faire sortir, chaque homme peut accueillir le Christ, Lumière du monde, qui démasque ses ténèbres et lui ouvre les portes de la vie.

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  • nicole et jean Reply
    22 avril 2020 at 8 h 47

    Merci père Arnaud pour cette Homélie ,
    en la lisant ,en la méditant , on se demande comment l’homme peut refuser l’Amour gratuit et fidèle de Dieu , cela paraît impensable .

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