Confinement

Homélie du Vendredi V Pâques

P. David Vaimbois. Commentaire sur l’évangile du jour

Aujourd’hui, Jésus donne la définition de l’amour : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime » (Jn 15, 13). Non seulement, Jésus nous donne la définition de l’amour mais il le commande. « Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres […] » (Jn 15, 12). Il y a une mesure à l’amour, une échelle : « comme je vous ai aimés » (id.). Certains diront : "c’est impossible !" Qui peut aimer comme Dieu. C’est simple : personne… si Dieu n’est pas avec lui, si Dieu n’est pas en lui ni lui en Dieu.

Sans le Christ, l’amour est "humain" : beau, mais limité et fragile. L’amour dont nous parle Jésus est un amour qui dépasse le sentiment. L’amour dont Jésus nous parle va au-delà de tout, au-delà de nos sentiments, au-delà des refus qui s’opposent à cet amour. L’amour de Jésus va jusqu’à l’amour des ennemis. L’Amour qui vient de Dieu ne se cantonne pas à notre mesure, à notre échelle : Il est au-delà. Alors que nous étions pécheurs (cf. Rm 5, 5-9), ennemis de Dieu, Il est venu nous aimer jusqu’à la mort, jusqu’à livrer sa vie pour nous (que nous l’accueillions ou pas). C’est l’amour qui continue à aimer quand on lui a dit non, un amour qui traverse nos misères, une Miséricorde qui transporte les montagnes. Cet amour est absurde à nos yeux de chair. Qui pourrait suivre Jésus dans cette voie ?

Aussi Jésus, qui connaît notre cœur et notre rationalité affirme : « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et établis, afin que vous alliez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure. Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera » (Jn 15, 16). Quand bien même que notre amour dépende avant tout du choix de Dieu (et non du nôtre), de Son Élection, comment aimer comme Jésus nous a aimés ? Il nous faut le demander et demeurer dans le Christ et l’Esprit du Christ, l’Esprit de Vérité. Demeurons dans le Christ, Lui qui nous dit : « Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire » (Jn 15, 5). Demandons et demeurons dans l’Esprit Saint : « Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous : l’Esprit de vérité […] Je ne vous laisserai pas orphelins […] » (cf. Jn 14, 16-18). Cet Esprit peut et veut porter du fruit en nous et un fruit qui demeure : « Mais voici le fruit de l’Esprit : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur et maîtrise de soi. En ces domaines, la Loi n’intervient pas » (Ga 5, 22-23).

Viens Esprit Saint, Père des pauvres et Dispensateurs des Dons, viens : allume en nous le feu de Ton Amour !

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