Au service de la liturgie, Confinement, Servants d'autel

La communion spirituelle

La Communion spirituelle
quand on ne peut pas communier sacramentellement



Nous vous proposons le texte sur la communion spirituelle que le P. Bruno Gonçalves a envoyé à ses servants d’autel car il est bien utile, mutatis mutandis, pour tous.

§1. La communion spirituelle, qu’est-ce que c’est ?

Le confinement impose la suppression des offices liturgiques notamment des messes et ce jusqu’à nouvel ordre. Il ne t’est donc pas possible de communier habituellement. Tu peux cependant t’unir au Christ par la communion spirituelle.

Pour saint Thomas d'Aquin (Somme théologique, III, q.80, a.1), il y a en effet deux manières de recevoir l’Eucharistie : l'une sacramentelle par laquelle on reçoit le sacrement et ses effets et l'autre spirituelle par laquelle on reçoit l'effet du sacrement qui consiste à être spirituellement uni au Christ.

Dans ce dernier cas, C’est l'ardent désir de recevoir réellement le sacrement et d'être uni à l'Église qui nous procure les fruits de ce sacrement. Cela réclame de nous un amour ardent, une foi vive, un esprit d’humilité et d'espérance, qui nous unit spirituellement au Christ présent dans la sainte Eucharistie.

Sainte Thérèse d'Avila la recommande dans Le chemin de la Perfection (ch.37) : « Vous imprimerez ainsi en vous un amour profond pour notre Seigneur »,

Saint Jean-Marie Vianney, le curé d'Ars t’enseigne dans un sermon que : « Si nous sommes privés de la communion sacramentelle, remplaçons-la, au moins autant qu'il se peut, par la communion spirituelle. C'est celle que nous pouvons faire à chaque instant ; car nous devons toujours être dans un désir brûlant de recevoir la Bon Dieu. La communion spirituelle fait à l'âme comme un coup de soufflet au feu qui commence à s'éteindre, mais où il y a encore beaucoup de braise : on souffle et le brasier se rallume ».

Saint Jean-Paul II t’y invite dans son encyclique Ecclesia de Eucharistia vivit n° 34 : « Avec une foi pénétrante, l'un des grands auteurs de la tradition byzantine exprimait cette vérité à propos de l'Eucharistie : « [Dans l’eucharistie] c'est Dieu lui-même que nous rencontrons en lui, et Dieu s'unit à nous de l'union la plus parfaite. C'est précisément pour cela qu'il est opportun de cultiver dans les cœurs le désir constant du Sacrement de l'Eucharistie. C'est ainsi qu'est née la pratique de la « communion spirituelle », heureusement répandue depuis des siècles dans l'Église et recommandée par de saints maîtres de vie spirituelle ».

§2. La Communion spirituelle : aspects pratiques

A/ La préparation

Avant la communion spirituelle, je te propose, comme lorsque tu sers la messe de commencer par notre prière des servants.

Poursuis par un signe de croix et un temps pénitentiel par exemple en récitant le « Je confesse à Dieu » ou encore l’acte de contrition.

Grâce à ton missel ou à un petit livret comme Parole et prière (à défaut : https://www.aelf.org/), il est recommandé ensuite de lire les textes de la Parole de Dieu de la messe du Jour, suivie d’une méditation. On peut faire cela seul ou en famille bien sûr.

Il est aussi recommandé de lire les diverses oraisons (oraison d’ouverture, sur les offrandes, après la communion) qui sont prononcées normalement par le prêtre et de méditer sur elles.

B/ La communion spirituelle


Tu peux maintenant réciter cette prière pour dire ton désir d’être uni à Jésus. Voici deux propositions pour t’y aider.



Seigneur Jésus, je crois fermement que tu es réellement présent dans le Saint-Sacrement de ton eucharistie.
Je t’adore et t’aime par-dessus toutes choses ; je te désire de toute l'ardeur de mon âme.
Mais puisque je ne puis maintenant te recevoir sacramentellement, viens au moins spirituellement dans mon cœur.
Oui, viens, bon Jésus ; viens dans mon cœur, viens combler mes plus ardents désirs ; viens établir la sainteté dans mon âme.
Seigneur Jésus, je m'unis à toi, comme si je t’avais reçu dans la sainte hostie.
Ne permets pas que je ne sois jamais séparé jamais de toi. Amen



Ou



« A tes pieds, O mon Jésus, je me prosterne
et je t’offre le repentir de mon cœur contrit
qui s’abîme dans son néant et dans Ta sainte présence.
Je t’adore dans le Saint-Sacrement de ton amour,
désireux de te recevoir dans la pauvre demeure que t’offre mon cœur.
En attente du bonheur de la communion sacramentelle,
je veux te posséder en esprit.
Viens à moi, O mon Jésus, pour que je vienne à Toi.
Que ton amour enflamme tout mon être,
pour la vie et pour la mort.
Je crois en toi, j’espère en toi, je t’aime.
Ainsi soit-il. »
Cardinal Mery del Val ( le pape François la récite volontiers)



Puis, on conclut avec une prière mariale, celle du « Souvenez-vous » qui parait tout indiqué et que tu peux réciter en confiant notre pays et les malades à la prière de la saint Vierge Marie.



Souvenez-vous, ô très miséricordieuse Vierge Marie, qu'on n'a jamais entendu dire qu'aucun de ceux qui ont eu recours à votre protection, imploré votre assistance ou réclamé votre aide, ait été abandonné.

Animé d'une pareille confiance, ô Vierge des vierges, ô ma mère, je viens à vous et, gémissant sous le poids de mes péchés, je me prosterne à vos pieds. O Mère du Verbe incarné, ne méprisez pas mes prières, mais écoutez-les favorablement et daignez les exaucer. Ainsi soit-il.

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