Oratoire Séculier

Le cenacolo Trinité des Pèlerins médite sur la Création

Réunion du 18 octobre 2017

1. Chant

 

Jésus, toi qui as promis, d’envoyer l’Esprit, à ceux qui te prient, Ô Dieu, pour porter au monde ton feu, voici l’offrande de nos vies.

2. Parole de Dieu : Livre de la Genèse, chapitre 1.

 

1Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre.
2La terre était informe et vide, les ténèbres étaient au-dessus de l’abîme et le souffle de Dieu planait au-dessus des eaux.
3Dieu dit : « Que la lumière soit. » Et la lumière fut.
4Dieu vit que la lumière était bonne, et Dieu sépara la lumière des ténèbres.
5Dieu appela la lumière « jour », il appela les ténèbres « nuit ». Il y eut un soir, il y eut un matin : premier jour.
6Et Dieu dit : « Qu’il y ait un firmament au milieu des eaux, et qu’il sépare les eaux. »
7Dieu fit le firmament, il sépara les eaux qui sont au-dessous du firmament et les eaux qui sont au-dessus. Et ce fut ainsi.
8Dieu appela le firmament « ciel ». Il y eut un soir, il y eut un matin : deuxième jour.
9Et Dieu dit : « Les eaux qui sont au-dessous du ciel, qu’elles se rassemblent en un seul lieu, et que paraisse la terre ferme. » Et ce fut ainsi.
10Dieu appela la terre ferme « terre », et il appela la masse des eaux « mer ». Et Dieu vit que cela était bon.
11Dieu dit : « Que la terre produise l’herbe, la plante qui porte sa semence, et que, sur la terre, l’arbre à fruit donne, selon son espèce, le fruit qui porte sa semence. » Et ce fut ainsi.
12La terre produisit l’herbe, la plante qui porte sa semence, selon son espèce, et l’arbre qui donne, selon son espèce, le fruit qui porte sa semence. Et Dieu vit que cela était bon.
13Il y eut un soir, il y eut un matin : troisième jour.
14Et Dieu dit : « Qu’il y ait des luminaires au firmament du ciel, pour séparer le jour de la nuit ; qu’ils servent de signes pour marquer les fêtes, les jours et les années ;
15et qu’ils soient, au firmament du ciel, des luminaires pour éclairer la terre. » Et ce fut ainsi.
16Dieu fit les deux grands luminaires : le plus grand pour commander au jour, le plus petit pour commander à la nuit ; il fit aussi les étoiles.
17Dieu les plaça au firmament du ciel pour éclairer la terre,
18pour commander au jour et à la nuit, pour séparer la lumière des ténèbres. Et Dieu vit que cela était bon.
19Il y eut un soir, il y eut un matin : quatrième jour.
20Et Dieu dit : « Que les eaux foisonnent d’une profusion d’êtres vivants, et que les oiseaux volent au-dessus de la terre, sous le firmament du ciel. »
21Dieu créa, selon leur espèce, les grands monstres marins, tous les êtres vivants qui vont et viennent et foisonnent dans les eaux, et aussi, selon leur espèce, tous les oiseaux qui volent. Et Dieu vit que cela était bon.
22Dieu les bénit par ces paroles : « Soyez féconds et multipliez-vous, remplissez les mers, que les oiseaux se multiplient sur la terre. »
23Il y eut un soir, il y eut un matin : cinquième jour.
24Et Dieu dit : « Que la terre produise des êtres vivants selon leur espèce, bestiaux, bestioles et bêtes sauvages selon leur espèce. » Et ce fut ainsi.
25Dieu fit les bêtes sauvages selon leur espèce, les bestiaux selon leur espèce, et toutes les bestioles de la terre selon leur espèce. Et Dieu vit que cela était bon.
26Dieu dit : « Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance. Qu’il soit le maître des poissons de la mer, des oiseaux du ciel, des bestiaux, de toutes les bêtes sauvages, et de toutes les bestioles qui vont et viennent sur la terre. »
27Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa, il les créa homme et femme.
28Dieu les bénit et leur dit : « Soyez féconds et multipliez- vous, remplissez la terre et soumettez-la. Soyez les maîtres des poissons de la mer, des oiseaux du ciel, et de tous les animaux qui vont et viennent sur la terre. »
29Dieu dit encore : « Je vous donne toute plante qui porte sa semence sur toute la surface de la terre, et tout arbre dont le fruit porte sa semence : telle sera votre nourriture.
30À tous les animaux de la terre, à tous les oiseaux du ciel, à tout ce qui va et vient sur la terre et qui a souffle de vie, je donne comme nourriture toute herbe verte. » Et ce fut ainsi.
31Et Dieu vit tout ce qu’il avait fait ; et voici : cela était très bon. Il y eut un soir, il y eut un matin : sixième jour.

3. L’émerveillement : témoignage. (Isabelle)

 

4. Chant : Mon Dieu, tu es grand, tu es beau.

 

– 1 –
Par les cieux devant Toi, splendeur et majesté
Par l’infiniment grand, l’infiniment petit
Et par le firmament ton manteau étoilé
Et par frère soleil, je veux crier…

Choeur
Mon Dieu, tu es grand, tu es beau
Dieu vivant, Dieu très-haut,
Tu es le Dieu d’amour
Mon Dieu tu es grand, tu es beau
Dieu vivant, Dieu très-haut,
Dieu présent en toute création.

– 2 –
Par tous les océans et par toutes les mers
Par tous les continents et par l’eau des rivières
Par le feu qui te dit comme un buisson ardent
Et par l’aile du vent, je veux crier…

– 3 –
Par toutes les montagnes et toutes les vallées
Par l’ombre des forêts et par les fleurs des champs
Par les bourgeons des arbres et l’herbe des prairies
Par le blé en épis, je veux crier…

– 4 –
Par tous les animaux de la terre et de l’eau
Par le chant des oiseaux, par le chant de la vie,
Par l’homme que tu fis juste moins grand que Toi
Et par tous ses enfants, je veux crier…

– 5 –
Par cette main tendue qui invite à la danse
Par ce baiser jailli d’un élan d’espérance
Par ce regard d’amour qui relève et réchauffe
Par le pain et le vin, je veux crier…

 

5. Texte de Maurice ZUNDEL. ( Échange à partir du texte).

 

« L’essentiel est de se recueillir. L’essentiel est d’écouter. L’essentiel est de s’émerveiller. Car, lorsqu’on s’émerveille, lorsqu’on admire, nécessairement on se quitte soi-même, on demeure suspendu à la Beauté de Dieu, on se réjouit de sa Présence, on se perd dans son Amour.

Et c’est pourquoi l’essentiel pour nous, pour chacun de nous, ce n’est pas de suivre telle ou telle démarche déjà connue, mais c’est, bien davantage, chaque jour, de nous donner la possibilité de nous émerveiller. Si chaque jour, nous respirons pendant cinq ou dix minutes le silence où notre vie retrouve son origine, si chaque jour Dieu nous apparaît sous des traits absolument nouveaux, si chaque jour nous sommes promus, comme dit un grand poète : « à la dignité d’être admirants », alors Dieu n’aura jamais pour nous ce Visage du déjà vu, qui nous lasse et nous ennuie.

Comment Dieu pourrait-Il être pour nous une source d’ennui et de lassitude s’Il est vraiment l’origine de toute Beauté, si tous les chants du monde ont leur source en Lui, s’Il est le lien de toutes nos tendresses ? Et si tous les grands contemplatifs, qu’ils soient savants, poètes, sculpteurs, musiciens ou mystiques, si tous les grands contemplatifs à travers l’univers, devenu pour eux transparent à Dieu, ont senti en Lui la source d’une découverte qui ne pourra jamais s’épuiser.

« Celui qui aime chante » a dit Saint Augustin : celui qui aime chante justement parce que l’amour jaillit toujours de l’émerveillement.

Nous voulons donc essayer de découvrir quelle est en nous la Source d’eau vive, nous voulons aller chaque jour à la rencontre de ce puits de Jacob où Jésus nous attend pour nous révéler le secret le plus profond de notre amour ; nous voulons écouter, nous voulons nous cacher au cœur du silence, nous voulons entrer dans cette grande procession de la Beauté. Alors, nous découvrirons, en effet, un Dieu qui nous sera neuf chaque matin, et nous pourrons souscrire à ce raccourci audacieux qui bouleverse quelque peu le langage, mais qui contient une si profonde vérité : « Dieu, Dieu, c’est quand on s’émerveille ! ». Ne l’oublions pas : « Dieu, c’est quand on s’émerveille ».

Chant à Marie.

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