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St Philippe : le sourire d’un ami

Le jeudi 21 octobre, les membres de l’Oratoire séculier se sont rassemblés en réunion plénière autour du thème La joie de saint Philippe : le sourire d’un ami. Cette soirée, animée par le Cenacolo du Paraclet, a eu lieu à la crypte de St-Epvre, qui avait été réaménagée pour l’occasion.

Après un temps d’accueil convivial, nous sommes entrés dans la prière en invoquant l’Esprit Saint par quelques chants.

Nous avons ensuite fait oraison après la lecture d’un extrait de l’exhortation apostolique de Paul VI, Gaudete in Domino (cf. ci-dessous).

Sous forme de dialogue, le Fr. Jean-Gabriel a donné quelques éléments sur l’amitié à l’Oratoire. Les frère et pères de la Congrégation ont incarné de façon vivante quelques amis de Saint Philippe : Fabrizio Massimo, saint Jean Léonardi, saint Camille de Lellis, saint Ignace de Loyola, Tarugi et le pape Clément VIII.

Un participant : Participer à la préparation de cette rencontre m’a permis d’entrer plus concrètement dans l’intimité du cœur de St Philippe. Lors de nos temps de préparation, nous avons essayé de dynamiser la soirée en insistant auprès des frère et pères de l’Oratoire afin que chacun incarne un ami de st Philippe. Nous avons été gâtés puisque leurs interventions étaient vivantes, originales et très sympathiques ! J’ai été particulièrement touchée par le fait qu’ils aient joué le jeu et je les en remercie !

Par groupe de 5 à 7 personnes, nous avons vécu le traditionnel temps de tractatio (échange) sur deux maximes de saint Philippe Néri :

  • « L’enjouement fortifie le cœur ; il nous aide à persévérer dans une vie sainte ; les serviteurs de Dieu doivent donc être toujours de bonne humeur. »
  • « Dans nos rapports avec le prochain, nous devons avoir des manières aussi agréables que possible, afin de le gagner à la vertu par notre affabilité. »

Un participant : Le temps de tractatio, qui auparavant me rendait mal à l’aise, a été pour moi un moment de rencontre simple avec des personnes qui ont des vies et des préoccupations très différentes des miennes. Les échanges ont été profonds et vrais. Même si certaines des personnes regrettaient l’absence d’un prêtre dans notre groupe, je trouvais pour ma part, que cela était plutôt une chance ! Cela nous a permis de bien comprendre et de vivre le fait que la tractation n’est pas un exercice de type “enseignement” mais bien un échange et une rencontre avec nos pairs, amis de st Philippe.

Enfin, cette chaleureuse soirée, pleine d’amitié, s’est conclue par la prière des Complies.

Un participant : Au-delà de l’aspect fraternel, cette rencontre de l’Oratoire nous a donné de percevoir l’amitié très « incarnée » de St Philippe, se faisant « tout à tous », orientant sans cesse vers Dieu ... et de goûter un peu mieux cette joie profonde, fruit de l’Esprit Saint, qui habitait son cœur embrasé. Il ne tient qu’à nous, repartis avec une part de cette joie, de chercher à en vivre et à la transmettre, afin que le message de St Philippe trouve une fécondité dans notre vie.

Un participant : Je suis entrée il y a peu de temps au sein de l’oratoire séculier. Cette soirée m’a réellement fait passer un cap. La soirée était belle, l’Esprit Saint était là et mon cœur est renouvelé du désir de vivre dans la joie, aidée par saint Philippe Néri, mon nouvel ami.

Extrait de PAUL VI, Gaudete in Domino, chap. IV : La joie au cœur des saints :

Après Marie, Nous rencontrons l’expression de la joie la plus pure, la plus brûlante, là où la Croix de Jésus est embrassée avec le plus fidèle amour, chez les martyrs, à qui l’Esprit Saint inspire, au cœur de l’épreuve, une attente passionnée de la venue de l’Époux. Combien sont-ils, de nos jours encore et dans maints pays, qui, en risquant tout pour le Christ, pourraient affirmer comme le martyr saint Ignace d’Antioche : « C’est bien vivant que je vous écris, désirant de mourir. Mon désir terrestre a été crucifié, et il n’y a plus en moi de feu pour aimer la matière, mais en moi une eau vive qui murmure et qui dit au-dedans de moi : “Viens vers le Père !” » Il existe cependant de nombreuses demeures dans la maison du Père et, pour ceux dont l’Esprit Saint consume le cœur, plusieurs manières de mourir à eux-mêmes et d’accéder à la sainte joie de la résurrection. En Occident, qu’il suffise de citer quelques noms parmi ceux qui ont fait école sur le chemin de la sainteté et de la joie : saint Augustin, saint Bernard, saint Dominique, saint Ignace de Loyola, saint Jean de la Croix, sainte Thérèse d’Avila, saint François de Sales, saint Jean Bosco. Située en une telle perspective, la joie vaste et profonde répandue dès ici-bas dans le cœur des vrais fidèles ne peut apparaître que comme « diffusive de soi », tout comme la vie et l’amour dont elle est un heureux symptôme. Elle ne saurait en aucune manière inciter celui qui la goûte à quelque attitude de repli sur soi. Elle donne au cœur une ouverture catholique sur le monde des hommes, en même temps qu’elle le blesse de la nostalgie des biens éternels. Elle approfondit chez les fervents la conscience de leur condition d’exil, mais les garde de la tentation de déserter le lieu de leur combat pour l’avènement du Royaume. Elle les fait se hâter activement vers la consommation céleste des Noces de l’Agneau. Elle est paisiblement tendue entre l’instant du labeur terrestre et la paix de la Demeure éternelle, conformément à la loi de gravitation de l’Esprit : « Si donc, dès à présent, pour avoir reçu ces arrhes (de l’Esprit filial), nous crions : “Abba, Père !”, que sera-ce lorsque, ressuscités, nous le verrons face à face ? Lorsque tous les membres, à flots débordants, feront jaillir un hymne d’exultation, glorifiant Celui qui les aura ressuscités d’entre les morts et gratifiés de l’éternelle vie ? Car, si déjà de simples arrhes, en enveloppant l’homme de toutes parts en elles-mêmes, le font s’écrier : “Abba, Père !”, que ne fera pas la grâce entière de l’Esprit, une fois donnée aux hommes par Dieu ? Elle nous rendra semblables à lui et accomplira la volonté du Père, car elle fera l’homme à l’image et à la ressemblance de Dieu » Dès ici-bas, les saints nous donnent un avant-goût de cette ressemblance.

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  • Isabelle BRIDET Reply
    26 octobre 2021 at 20 h 08

    C’était vraiment un très bonne et belle soirée, de A à Z.
    Un grand merci à tous les participants et organisateurs.

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